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© SOPHIE CHAUCHAT
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SOPHIE CHAUCHAT PEINTRE


« Regardez la nature… et tournez-lui le dos. » (Raoul Dufy)


Sophie Chauchat rôde entre réalité et onirisme. Elle hante les marges et les marches. Loin de toute fantasmagorie, elle vous fait percevoir toutes les réalités contenues : les bruits, les odeurs, les contrastes, les lumières et les couleurs qui s’entrechoquent…
Sur la grève, au détour des baïnes et des rochers qui parsèment l’estran, vous la voyez contempler l’argent des coquillages éparpillés dans le vert des algues abandonnées par la tempête. Puis la voilà, au bord du vertige, depuis l’escarpement de la falaise où les pieds de bruyères et les racines des pins disputent à l’érosion une glaise grise orangée. Partout, suivez-la, poursuivez-la, dans les rayons tamisés, mouillés d’embruns ou grisés par le plein vent en rafales, assourdis toujours par les rouleaux tumultueux.
La quiétude du marais et le bord de l’étang sont aussi un entre-deux que Sophie aime observer. Elle s’y dissimule et vous donne, là aussi, à voir encore, et à entendre et à sentir. Vous souhaitiez reposer votre regard sur des aplats apaisants où vos yeux chercheraient à reconnaître quelque itinéraire familier. Las ! Ainsi offertes, les sinusoïdes labyrinthiques sont trompeuses et vous voilà saisis par les mille vibrations que Sophie projette sur ses toiles. Dans une immobilité feinte, ce sont autant d’à-coups qui vous assaillent : les herbes fouettées par le vent, les stridulations incessantes des insectes, la lente ébullition des matières pourrissant dans la touffeur, l’enivrement que procurent les senteurs et les parfums entremêlés, l’éblouissement qui persiste sous l’ombre des arbres.
Le soir qui vient et efface toute consolation lumineuse, vous laisse grelottant dans les rais glacés de la lune.
Un dernier petit format contient toute espérance… vous la trouverez !